#10 La sociodynamique

Bienvenue dans cette nouvelle NOOUSletter RH. Les mots qui se finissent en « dynamique » (aérodynamique, biodynamique, géodynamique, hydrodynamique, thermodynamique…) ont tendance à nous faire grimacer. Quid de la sociodynamique ? Eh bien, pas de panique, c’est plutôt ludique, surtout pour les amateurs de bataille navale. À l’abordage ! 😉

Le concept de la sociodynamique dans les grandes lignes

Théorisée dans les années 1970 par Jean-Christian Fauvet, ancien membre de Bossard Consultants, la sociodynamique est une discipline de management signifiant « le mouvement par les hommes » qui fait la part belle à la dimension sociale de l’organisation. Elle est issue d’études de terrain sur le développement des tensions sociales, à une époque où les conflits étaient particulièrement nombreux. Elle aboutit à un sociogramme : la « carte des partenaires », très utile en conduite du changement. C’est également une approche pertinente en cas de surplus d’instabilité ou de complexité.

La sociodynamique permet d’identifier le niveau d’adhésion des collaborateurs à un projet.

On distingue 2 axes en fonction du comportement et des attitudes des partenaires :

Le niveau de synergie : les actes permettant d’identifier un jeu commun et un crédit d’intention du partenaire vis-à-vis du projet.

Le niveau d’antagonisme : les actes permettant d’identifier un jeu personnel et un procès d’intention du partenaire vis-à-vis du projet.

Le croisement de ces 2 axes dévoile différents profils. L’objectif de cette grille de lecture, au-delà de l’analyse, est d’adapter sa stratégie à ces différents profils en se basant sur les alliés. Bien sûr, c’est un outil à manipuler avec précaution. Il vise avant tout à discerner les freins et leviers majeurs sur lesquels s’appuyer pour faire évoluer les positions des uns et des autres et engager un maximum de collaborateurs dans le projet.

En pratique

Comment évaluer la mobilisation des acteurs ? 🤝

Attribuez à chaque collaborateur un « code » à 2 chiffres (l’un correspondant au degré de synergie – s’il prend ou non des initiatives –, l’autre au degré d’antagonisme – s’il cherche un accord ou si, au contraire, il cherche à imposer sa vision)

Placez ensuite les acteurs en fonction de leur « code » dans le diagramme ci-dessous :

Vous obtenez alors la carte des partenaires : on distingue les constructifs et engagés des opposants et révoltés (qui s’opposent plus ou moins frontalement au projet), tandis que d’autres collaborateurs sont hésitants. De façon plus marginale, on retrouve des acteurs suiveurs, passifs, ou grognons, ainsi que des collaborateurs déchirés, qui sont souvent dans une position inconfortable et ambivalente.

Comment, à partir de là, éviter l’embargo de votre projet, c’est-à-dire des logiques d’opposition ou d’inertie qui pourraient venir contrecarrer votre feuille de route ? 🚢

Tout d’abord, on relativise : il est illusoire de remporter l’adhésion de TOUS les acteurs. Il vaut mieux alors se focaliser sur la dynamique générale que la position isolée de tel ou tel collaborateur.

Gardez à l’esprit qu’une position est très rarement figée. Les collaborateurs se positionnent au démarrage et se repositionnent en permanence ensuite. On appelle ça « le jeu des acteurs » 🎭

Ne dépensez pas toute votre énergie à essayer de convaincre vos opposants, chercher à avoir à tout prix le dernier mot pourrait s’avérer contre-productif (hésitants tentés de rejoindre leur camp, alliés découragés par des joutes verbales sans fin…) 🔋 De préférence, écoutez attentivement les points de vigilance soulevés et privilégiez des interactions constructives. Enfin, concentrez-vous sur les opposants qui ont de l’influence sur les autres.

Gardez plutôt de l’énergie sous le coude pour soutenir et valoriser vos alliés 🙌 Appuyez-vous sur eux pour rallier les hésitants et contenir l’opposition. La fameuse « stratégie des alliés » consiste à consacrer l’essentiel de son temps aux « triangles d’or » (les constructifs, moteurs du projet, qui peuvent également jouer un rôle d’ambassadeurs) et aux engagés mais aussi aux passifs et hésitants qu’il faut encourager à participer.

Et voilà, j’espère que ces conseils issus de la sociodynamique vous permettront d’emmener votre projet à bon port ! ⚓ Alors ça vous tente ? Si oui, nos supers consultants RH sont disponibles pour adapter cette approche à votre structure.

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Inès FAUCOUP

Responsable activité DRH & QSE à temps partagé

Email : ifaucoup@noous.co

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