#30 Les bootcamps pour être opérationnel

Je ne sais pas vous, mais quand j’entends le terme « bootcamp » je pense au stage commando dirigé par un instructeur pas très sympa (du style Full Metal Jacket 🎥), où des participants en uniforme treillis-rangers sont amenés à réaliser des tractions et autres burpees 🏋️ (j’ai déserté la salle de sport depuis longtemps 🙈, mais vous avez l’image ?).

D’ailleurs, c’est plutôt cohérent, le concept est en effet Born in the U.S.A : ce terme tire son origine des camps d’entraînements de l’armée américaine 🎖, particulièrement intensifs (et plus précisément des chaussures portées par les soldats « G.I. » au combat). Il désigne ensuite des sessions de fitness collectives assez éprouvantes qui se popularisent à partir des années 1980 #ilvayavoirdusport – promis, je lève le pied sur les références musicales 🎶

Le domaine du recrutement et de la formation s’empare du phénomène à la fin des années 2000 et les bootcamps ont actuellement le vent en poupe 🌬 Les bootcamps sont sollicités pour être opérationnel. Mais rassurez-vous : si cette pratique est inspirée du milieu militaire, elle ne lui emprunte que le nom et l’idée de défi, en introduisant une dimension ludique 🎲 Exit les efforts physiques surhumains dignes des travaux d’Hercule 🏺 conduisant à une souffrance exacerbée ; place à l’esprit de cohésion de groupe, au dépassement de soi et à la quête de performance !

Dans les grandes lignes

Il est difficile de « dresser » un portrait-type des formations bootcamps tant celles-ci peuvent être « cuisinées à toutes les sauces » 🍝 (foodista un jour, foodista toujours)
De façon générale, les bootcamps sont des formations intensives qui ont lieu en présentiel (même s’il existe des bootcamps distanciels ou hybrides), sur un temps relativement court, comparé aux cursus académiques classiques (entre 3 et 12 mois en moyenne). Réunissant autour d’une vingtaine d’élèves par promotion, leur contenu est basé sur les demandes et les exigences du marché du travail. L’apprentissage, orienté sur la pratique et la mise en application directe plutôt que sur les enseignements théoriques, vise à former rapidement les apprenants qui sont plongés en immersion, dans un cadre stimulant. On y enseigne les fondamentaux, donne des outils, mais l’objectif est surtout d’amener les étudiants à développer des compétences opérationnelles afin qu’ils puissent voler de leurs propres ailes 🦅

Cela constitue le socle commun des bootcamps qui peuvent par ailleurs avoir des aspects très variables, notamment en termes de :
– modalités d’apprentissage : à temps partiel, à temps plein, en ligne ou en classe… Certains délivrent également un diplôme 📜
– tarifs et business model (financement institutionnel – Pôle emploi, OPCO – ou encore par des sponsors et entreprises)

La tendance des bootcamps

La très médiatique École 42, créée en 2013 par Xavier Niel, donne un sacré coup de projecteur 🔦 aux bootcamps et initie le mouvement. En mettant l’accent sur le travail de groupe, dans une approche gamifiée, l’École 42 souhaite apporter aux étudiants des compétences techniques et humaines recherchées sur un marché du travail en très forte demande de talents numériques. D’autres start-ups (Dev Bootcamp, Simplon) lui emboîtent le pas avec un pari osé : apprendre aux élèves à coder pour qu’ils deviennent développeurs web en quelques mois.

Dès le départ, les bootcamps s’affirment donc comme une solution pour faire face à une pénurie de compétences. La guerre des talents que se livrent les entreprises pour attirer les meilleurs profils conduit l’offre de formation à s’adapter sans cesse pour élargir ses horizons 🌅

Dis Jamy, les bootcamps sont-ils réservés aux métiers de l’IT ? Eh bien non, Fred, pas seulement ! Aujourd’hui, il existe des bootcamps dans la plupart des grandes villes de France et les thématiques abordées / corps de métiers touchés sont extrêmement variés : business development, recrutement, customer care, expertise SEO, électricité, plomberie et chauffage, hôtellerie-restauration, boulangerie-pâtisserie… Les bootcamps proposent donc une alternative aux formations classiques mais aussi aux centres de formations d’apprentis (CFA).

Enfin, les bootcamps répondent à une volonté de se maintenir à jour, dans une économie dynamique qui impacte fortement certains métiers. L’avènement des bootcamps témoigne également d’un changement de mentalité, moins élitiste. Les recruteurs, autrefois portés sur les filières académiques 🎓 (Bac+5 universitaire, titre d’ingénieur…), s’intéressent aujourd’hui davantage à des personnes « autodidactes » qui démontrent leur capacité à se former et se reconvertir rapidement : les parcours de carrière sont en effet moins linéaires qu’auparavant.

Preuve complémentaire de la pertinence des bootcamps : les grandes écoles s’y mettent ! L’EM Lyon Business School tient son premier bootcamp en 2016 : une vingtaine de participants, sélectionnés parmi 200 candidats issus de l’environnement emlyon, doivent réaliser en quatre jours des ruches connectées 🐝 Par l’expérimentation, les étudiants ont l’occasion de passer du « penser » au « faire », pour concrétiser leurs projets 🧠💡

Accompagner les démarches d’innovation, renforcer la cohésion des équipes, levier de motivation des talents… : tonnerre d’applaudissements pour les bootcamps ! 👏

Les raisons du succès des bootcamps pour être opérationnel

Si les bootcamps sont à la pointe de la tendance, cela tient en partie à leur structure. Ils comportent souvent les éléments suivants :

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Des modules en présentiel ou des ateliers pratiques, animés par des experts du sujet étudié 💬

Les échanges entre les participants et avec l’animateur sont favorisés par la taille de l’effectif, voire sollicités. Il n’est pas question d’obtenir la mention « ne participe pas assez en classe » sur son bulletin scolaire à la fin du trimestre vous voyez ? (Ok, j’avoue tout, ça sent le vécu 😬). Cette proximité est en général très appréciée, le contexte est assez différent d’une conférence professionnelle par exemple où on peut parfois se sentir découragé de poser une question à la fin de la présentation (Levez la main si ce scénario vous est déjà arrivé 🙋‍♀️).

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Un suivi au quotidien avec des ressources additionnelles disponibles en ligne 💻

Cette approche mixte encourage la mise en place de pédagogies reconnues, telles que la pédagogie inversée ou le learn by doing 💪

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Last but not least : une communauté au sein de laquelle se tissent des liens forts. De quelles façons ?

Plusieurs bootcamps constituent des réseaux d’alumni et mettent ces derniers en relation avec les nouveaux étudiants via un dispositif dédié (un groupe Discord par exemple). Le Wagon, chef de file des bootcamps tech fondé en 2013 à Paris, propose des formations en développement web, data science, UX design et marketing digital dans 45 campus dans le monde et online. Plus de 12 000 étudiants de tous horizons ont suivi ces formations et Le Wagon organise des « Demo Days » au cours desquels les étudiants présentent les projets développés durant le bootcamp 🚃 Cela permet de rencontrer les étudiants et l’école, découvrir plus amplement le contenu des formations, et même aux talents présents sur place d’être recrutés ! Si cela vous intéresse , vous pouvez avoir un aperçu des éditions précédentes sur leur chaîne YouTube.
Cette dimension collective est une caractéristique importante du succès des bootcamps.

Regard sur l’avenir

Les bootcamps ont encore de beaux jours devant eux 🕶 Pour s’en assurer, que diriez-vous d’un exemple concret ?

Prenons le cas d’Akimbo (anciennement Humind School, fondée en 2018) qui se donne pour mission de « permettre aux individus comme aux entreprises de se former sur les meilleures méthodes de vente et de s’éclater au quotidien sur leurs postes ». Le nom, déjà, évoque une attitude fière, puisqu’il s’agit d’une posture avec les bras en forme de « V », les mains posées sur les hanches. Le discours marketing employé par les dirigeants, également, insiste sur la révolution de la vente et ses métiers (nouvelles technologies, volume des données…), et s’adresse aux personnes qui partagent cet esprit conquérant, désireuses de faire bouger les lignes. Depuis 2022, l’école propose un Bootcamp sales de 400 h, avec un CDI de Business Developer dans une start-up tech partenaire à la clé, qui devient gratuit pour tous les participants. Vous avez bien entendu ! Comment c’est possible ? Grâce aux sponsors (les levées de fonds peuvent atteindre des montants astronomiques 🔭) et aux entreprises qui paient pour recruter les talents à la fin du cursus (la formation est ouverte à tous mais sélective, seules quelques candidatures sont retenues). Pour bénéficier de la gratuité, l’élève s’engage à rejoindre une des start-ups partenaires.

Grâce à Sylvain Tillon que l’on a reçu sur le podcast l’Entreprise Apprenante, on vous partage une liste des bootcamps (non exhaustive) disponibles sur divers métiers.

Personnellement, je suis dans les starting-blocks à l’idée de rejoindre mon premier bootcamp ! 🙌 Et vous ?

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Julie de chez NOOUS

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