#31 Formations HSE

Bienvenue dans cette nouvelle NOOUSletter sur les formations HSE / habilitations. Okay, ce n’est peut-être pas un sujet qui déchaîne les foules de prime abord mais promis, ça va être sympa !

Et parce qu’on ne badine pas avec la sécurité, j’ai eu la chance d’interviewer Simon Arcidiacono de chez NOOUS (merci à lui !) pour qu’il m’en dise un peu plus sur la question (histoire de ne pas vous raconter des salades 🥗) et nous dévoile ses meilleures pratiques pour planifier et suivre un plan HSE 🌟 Simon a notamment une casquette 🧢 de HSE learning manager, c’est-à-dire qu’il pilote l’ingénierie de la formation HSE chez ses clients 👨‍✈️, fait remonter, arbitre et budgétise les besoins qui s’inscriront dans le plan HSE.

Let’s go !

1. Que se cache-t-il derrière les trois initiales de la formation HSE ?

HSE : Cet acronyme (accrochez-vous, il y en a pas mal ! 😉) pour Hygiène, sécurité et environnement désigne « un domaine d’expertise ayant pour vocation le contrôle et la prévention des risques professionnels ainsi que la prise en compte des impacts sur l’environnement de l’activité humaine » 🦺🏭 (définition Lefebvre Dalloz).

On y retrouve donc :

La santé et la sécurité au travail (SST)

Le risque professionnel c’est la probabilité, pour un salarié exposé à une situation dangereuse, de subir des effets nocifs pour sa santé physique et mentale (risques physiques et risques psychosociaux). Toute politique de prévention des risques professionnels commence par une évaluation des principaux risques auxquels sont confrontés les salariés de l’entreprise, consignés dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER).

La protection de l’environnement 🌐

La réglementation en la matière est foisonnante (gestion et revalorisation des déchets, réductions des émissions de gaz à effet de serre…) et vise à limiter la pollution, le réchauffement climatique, mais également à responsabiliser les entreprises (vous êtes sans doute familier avec le concept de RSE).

En entreprise, de nombreux acteurs peuvent coordonner la politique HSE, en lien avec la direction et les managers (responsable HSE, sauveteur secouriste du travail (SST), salarié formé pour porter les premiers secours en cas d’urgence, Comité social et économique (CSE), instance représentative du personnel qui récupère les missions du CHSCT en matière de santé, de sécurité au travail et de conditions de travail, etc.).

2. Survol de la législation 🦅

La loi du 6 décembre 1976 introduit une obligation de formation à la sécurité, pour contribuer à la prévention des accidents du travail. L’objectif est de permettre aux travailleurs de s’adapter aux exigences de leur environnement technique et organisationnel, et de connaître les risques spécifiques à leur environnement de travail.

D’après l’article L4121-1 du Code du travail : « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Ces mesures comprennent : des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

La formation des salariés à la sécurité constitue donc une obligation de l’employeur ⚖ et fait partie intégrante de la politique de prévention qu’il lui appartient de mettre en œuvre. Cette obligation doit permettre aux salariés (les salariés temporaires et les stagiaires étant également concernés) de prendre les précautions nécessaires pour préserver leur propre sécurité, mais aussi celle des autres employés.

3. Formation générale à la sécurité vs formations spécifiques

On distingue la formation générale à la sécurité des formations à la sécurité dites « spécifiques ».

La première concerne principalement les conditions d’exécution du travail (gestes et postures, port des équipements de protection individuelle (EPI)… 🥽), de circulation dans l’entreprise et la conduite à tenir en cas d’accidents ou de sinistres. Tous les salariés doivent recevoir une formation générale à la sécurité. Elle est souvent dispensée en interne, par un salarié de l’entreprise qui dispose à la fois de compétences techniques ET pédagogiques (élémentaire mon cher Watson 🕵️‍♂️).

Les secondes interviennent lorsque certaines activités ou postes de travail présentent des risques particuliers, tels que le risque chimique ou biologique (comme l’exposition à l’amiante), la radioprotection ☢, le bruit et les vibrations, la manutention de charges, les travaux du bâtiment etc. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) recense l’ensemble des risques professionnels qui entrent dans le cadre des formations HSE, issues de dispositions légales et réglementaires. Certaines comprennent des habilitations du personnel (CACES pour la conduite d’engins et appareils de levage, habilitations électriques…). L’habilitation reconnaît la capacité d’un collaborateur à réaliser ses missions en toute sécurité et l’autorise à occuper son poste. L’employeur délivre l’habilitation si les conditions suivantes sont remplies :

Z

Aptitude médicale reconnue par un médecin du travail 🥼

Z

Formation dispensée par un organisme de formation agréé, souvent externe (Apave, Pilocap, Bureau Veritas…)

Z

Des prérequis divers (mise en pratique, audit, tutorat, test de connaissances…) qui viennent sanctionner la formation.

4. Gérer efficacement les formations et habilitations de vos salariés

Une bonne gestion de vos formations HSE / habilitations vous permettra d’assurer une maîtrise optimale des risques. Ça tombe bien , Simon a quelques tips à nous partager 🙂 :

– Centraliser la liste des personnes habilitées dans un seul outil

Il y a l’embarras du choix 🛠 mais Simon recommande un logiciel de gestion informatisée, plus pratique et moins archaïque que l’ouverture simultanée de plusieurs fichiers Excel (les vrais savent), puisqu’il permet d’avoir une bonne vision d’ensemble 👀, extraire des données, configurer des alertes 🚨 etc. En bref, c’est tout bénef ! 🙌

– Anticiper les péremptions pour maintenir les habilitations du personnel

Généralement, l’habilitation a une durée de vie précise qui implique des remises à niveau régulières pour son détenteur. C’est le recyclage ♻ Suivez attentivement la validité des habilitations et la fréquence des renouvellements pour un workflow sans accroc (j’ai la rime facile aujourd’hui 😂) et surtout permettre au salarié de continuer à travailler.

C’est réellement le nerf de la guerre. Selon Simon, cette phase constitue déjà 50% du plan HSE. Ajoutez-y ensuite les nouveaux sujets réglementaires qui sont sortis (par exemple, depuis peu, il est obligatoire de former les salariés qui partent à la retraite aux gestes de premiers secours en cas d’arrêt cardiaque). Identifiez enfin les besoins en formation des nouveaux entrants et des personnes qui changent de poste / métier.

– Mettre en synergie les services HSE et formation 💬 et impliquer le plus possible les équipes sur le terrain (salariés et managers) dans le suivi

Quand toutes les parties prenantes avancent main dans la main 🤝, magic happens ! ✨ (Sorry not sorry si vous avez maintenant la musique de la parade Disney en tête 🙈)

Dépoussiérer au maximum les formations qui ne sont pas des moments de franche rigolade, et donc intéressent finalement peu les personnes. Elles sont conscientes de devoir les réaliser mais les considèrent parfois comme une « formalité obligatoire ». L’absentéisme représente d’ailleurs un enjeu important, d’autant que ses coûts, élevés, sont directement imputables à la business unit concernée 💸

– Inviter les collaborateurs à évaluer les formations qu’ils ont suivies pour analyser les remontées (une bonne pratique habituelle à transposer aux formations sécurité !)

Penser au e-learning, qui se développe dans le domaine HSE. Simon m’a donné l’exemple des fédérations des producteurs de diisocyanates (à vos souhaits !), un composé organique toxique et allergène, qui ont récemment participé à l’élaboration d’une formation pour prévenir la mauvaise utilisation des produits qui en contiennent. Les collaborateurs ont le choix entre une formation classique faite par un expert OU un cours en ligne via une plate-forme e-learning conviviale 💻

Et voilà, cette NOOUSletter est terminée, j’ai pris des notes 🤓, j’espère que les conseils partagés vous seront également utiles 🤞 Pour l’heure, je vous souhaite de profiter au maximum de l’arrivée du printemps ! 🌼 Ça me met en joie, pas vous ?

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Julie de chez NOOUS

Communicante enthousiaste

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